• Chapitre #3 - Leave the past

     

    Elle inspira un grand coup, comme elle ne l'avait jamais fait, comme un nouveau-né qui goûte l'oxygène une toute première fois. Puis, elle recommença, encore et encore jusqu'à tousser pour expulser le trop plein. Et, quand elle en eut assez, elle ouvrit les yeux. Son corps la lançait, chaque muscle semblait tétanisé, il y avait bien longtemps qu'elle n'avait pas ressentit un telle douleur. Elle en vint même à se demander si elle pouvait encore bouger. Elle resta allongée, immobile, durant un long moment. La pièce dans laquelle elle se trouvait, était petite et humide et comportait quatre murs biscornus. Il lui sembla que le mur derrière sa tête était creusé à même la roche, elle y ressentait une lourde pression dans laquelle sa vision ne pouvait s'engouffrer.  Derrières les trois autres, elle sentait du vides, sans doute d'autres pièces.  La porte de celle dans laquelle elle se trouvait, était sur le mur à sa gauche et en dehors du lit, elle était meublée avec une petite table et ce qui paraissait être une armoire.
    Elle entendit des bruits de pas, très légers, appartenant à une femme d'après la démarche. Elle s'arrêta juste devant sa porte, attendit quelques secondes et entra. C'était bien une femme, grande, des traits qu'Ayoka devinait fins, d'après l'aura qu'elle dégageait la jeune fille se dit que ce devait être une femme magnifique. Elle semblait légère comme le vent, paisible comme de l'eau mais aussi dure comme la roche et puissante comme le feu, elle ne semblait pas humaine, elle semblait ange. Elle parla. Sa voix semblait venir de partout, elle était cristalline et sonnait comme une douce chanson, c'était une voix qui apportait courage et confiance.  La voix d'un ange.

    « Tu es réveillée, je ne savais pas si tu le ferais. »

    Ayoka hocha d'abord la tête, complètement submergée par ce son, puis la dernière partie de la phrase résonna dans sa tête et elle se raccrocha à la réalité. Elle se souvint de la tempête, les pierres et sa chute dans l'eau, la panique commença alors à s'insinuer en elle.

    « Où suis-je ? Qui êtes vous ? Que s'est-il passé ?

    - Doucement, calme toi tu es en sécurité. »

    Le timbre de sa voix, ce timbre, Ayoka n'avait pas d'autre choix que de se sentir apaisée et en sécurité. La femme fit quelques pas et s'approcha de la table sur laquelle elle s'affaira à quelque chose que l'aveugle ne pouvait deviner. Puis de nouveau elle s'approcha d'elle et lui tendit quelque chose :

    « Tiens, bois ça va te faire du bien. Je vais répondre à tes questions mais je voudrais d'abord savoir si tu es capables de te lever. »

    Elle remua ses doigts, ses orteils, bougea ses jambes, et ne constatant  plus aucune douleur, elle hocha la tête.

    « Bien, je vais répondre à tes questions ainsi qu'à celles de tes amies. Elle attendent dans la salle de repas, je pense que tu dois avoir faim toi aussi. »

    .....

    Le premier soleil, comme Louana l'avait surnommé, était au zénith, écrasant toute la ville sous la chaleur. Peu de personne discutaient, et, peu se déplaçaient pour éviter toute dépense d'énergie inutile. C'était le premier jour qu'il faisait aussi chaud, la chaleur était tombée d'un seul coup, sans signe avant-coureur, à peine le deuxième soleil levé. Et, maintenant, tout le monde tournait au ralentit alors qu'ils préparaient la dixième expédition pour essayer de retrouver les trois disparus. Depuis trois jours, ils étaient tous en alerte, cherchant le moindre signe des filles. La tornade avait bien disparue et n'avait causé aucun dégât, mais avec elle,  leurs sauveuses. Louana réfléchissait, elle faisait les cents pas dans sa chambre, une partie de son esprit retournait ce qui c'était passé, dans tous les sens, envisageant toutes les options, et de ce qu'elle savait pour le moment il pouvait y en avoir une infinité. La blonde doutait qu'elle se soit simplement volatilisées, mais elle ne pouvait très bien être passé par un genre de portail, après tout elle même était arrivé ici de cette manière non ? Quoique, d'après ce qu'elle avait compris récemment, les portails étaient instables et aléatoires, alors que l'un d'eux apparaisse avec une tornade paraissait beaucoup trop contrôlé... Si elles étaient tombées à l'eau, Ayoka aurait coulée mais Chiaki et surtout Akane auraient pu maîtriser. Alors, qu'est-ce qu'elles étaient devenues ? Elle allait finir par s'arracher les cheveux.
    L'autre partie de ses pensées était dirigée vers ce que Tsunade lui avait dit quelques jours plus tôt.

    ....

    Les trois filles étaient assises autour d'une table ronde, d'un bois orangé, tandis que l'inconnue faisait bouillir de l'eau. Elle pris place face à Akane, distribuant une tasse d'un genre de thé aux trois filles.

    « Je suis Lorëm Athii, je suis native de cette planète...

    - Attendez, je croyais que tous les habitants de ce monde avaient disparus..., la coupa Chiaki.

    - Ce n'est pas tout à fait exact, repris Lorëm d'une voix douce, les Ombres ont endormis notre monde, mais ils ne peuvent pas régler le Problème, pas complètement. Laissez moi vous raconter, posez vos questions lorsque j'aurais terminé ...

    Les Ombres ont commencés à me réveiller parce qu'ils ne peuvent pas agir parmi vous, pas de la même manière que moi. Malheureusement je n'ai pas encore retrouvé assez d'énergie pour me déplacer librement. Lorsque je vous ai vu vous attaquer à la tornade j'ai décidé de vous aider, vous seriez morte si je n'avais pas été là. Les Tornades et beaucoup d'autres phénomènes sillonnent notre Monde depuis la Dégénérescence, ils sont créés par les Ombres et cherchent l'Origine de la catastrophe en espérant qu'Artès revienne et que nous puissions la juger convenablement. Cela remettrait de l'ordre dans tous les mondes. Or, le cœur de ce que vous avez affronté provient directement de l'énergie des Ombres, ainsi si quelqu'un s'en prend au cœur il éclate, touchant généralement son agresseur, et l'énergie des Ombres agit comme un poison. C'est ce qui s'est passé lorsque vous avez essayé d'arrêter la Tornade. Je connais l'antipoison, les Ombres me l'ont confié lors de mon Réveil. Mais, si je vous ai sauvé ce n'est pas seulement pour la beauté du geste ou pour vous raconter comment je l'avais fait. J'ai besoin de votre aide...

    .....

    « Je me demande ce que l'expédition va donner cette fois... »

    En prononçant ces mots la jeunes filles aux cheveux rouges envoya valser une pierre quelques mètres plus loin. Emhy était chargée de surveillé cet endroit de la forêt avec un homme dont elle n'arrivait pas à mémoriser le prénom. Ce qui était sûr c'est qu'il était légèrement étrange, il lui avait suffit de deux minutes de vadrouille pour se retrouver presque nu. Il passa la main dans ses cheveux.

    « Sûrement rien, comme les autres fois... »

    Emhy n'ajouta pas un mot, si ils ne retrouvaient pas les filles.... Non, elle préférait ne pas y penser, Chiaki et Akane ne pouvaient pas être mortes. Ils marchèrent encore quelques minutes, ils avaient l'impression que plus ils s'éloignaient de la ville plus la forêt devenait dense, et, c'était bizarre de voir autant de sortes de plante différentes et de ce dire qu'aucun animal n'y vivait, ne s'en nourrissait. Tout paraissait tellement. Enfin ça aurait dû, un bruit résonna dans le sous-bois. Emhy et grey, surpris, se regardèrent, avant d'adopter une position défensive. Un groupe de personne se rapprochaient d'eux.

    « Je suis sûre qu'on aurait dû tourner à gauche toute à l'heure, là, on est perdu...*

    - Non, nous sommes dans la bonne direction. »

    La rouge n'en cru pas ses oreilles, la première personne qui avait parlé était

    « Akane ! Akane s'est toi ?! cria-t-elle

    - Emhy ? »

    Elle se mit à courir dans la direction de la voix, ses yeux la brûlait, mais elle s'en fichait parce qu'elles étaient vivantes.

    .....

    Louana avait finit par s'allonger sur son lit, ses écouteurs enfoncés dans ses oreilles et avait fait quelques exercices de respiration, pour se concentrer sur le problème. Mais c'était impossible, la discussion qu'elle avait eut avec Tsunade lui revenait sans cesse. Elle avait beau y penser, elle n'arrivait pas à mettre le doigt sur ce qui lui semblait étrange...

    Les deux blondes s'éloignèrent un peu du groupe pour pouvoir parler tranquillement. Louana sentait en elle une sorte de malaise, se retrouver seule avec Tsunade avait quelque chose de bizarre. Tsunade jugea enfin qu'elles étaient assez loin et se retourna :

    « Je suis désolée de te tester maintenant mais c'est impératif, d'autant plus que tu es la seule à venir de ton monde. »

    La tester ? Comment ça ? Depuis quand devait-elle passer un test ? Et quel genre de test ? Ils voulaient tester sa force ? Son aptitude au combat ? Si c'était le cas elle pouvait tout de suite leur dire qu'elle n'avait aucun talent pour ça...

    L'ainée mis fin à ses pensées en sortant d'une boîte un petit objet qui ressemblait à un canon d'avant-bras en acier. La partie inférieure était ouverte, de façon à pouvoir le mettre autour du bras en l'étirant légèrement. La partie supérieure elle, était beaucoup plus fascinante. L'acier dans lequel il était sculpté semblait assez ancien mais les autres éléments étaient d'une technologie que Louana n'avait que rarement vu, et que depuis qu'elle était ici. De larges fils translucides venaient de la partie basse pour s'entremêler dans un magnifique schéma complexe et se rejoindre au centre où trônait une pierre bleue, ronde, plate et parfaitement lisse, elle-même entourée d'une sorte de bague noire.

    « Ceci est un, en fait on ne sait pas vraiment, un révélateur. On l'a trouvé avec des armes en fouillant la ville. Il va nous révélé d'où tu viens. Comprends bien, c'est une situation critique, et tu es la seule à venir de ton monde, et même si ça n'avait pas été le cas, nous préférons prendre toutes les mesures nécessaires. Tends ton bras droit s'il te plaît, ne t'inquiète pas c'est indolore. »

    Louana était trop plongée dans ses réflexions pour protester. Délicatement, Tsunade passa l'appareil autour de sons avant-bras, lorsqu'il fut en place il émit un petit clic. Une voie, à la fois métallique et mélodieuse se fit entendre.

    « Procédure d'identification enclenchée. Le prélèvement va s'effectuer dans 5 secondes. »

    Un compte à rebours se mit alors en marche, ce qui eut pour effet de faire angoisser la blonde. Lorsqu'il fut terminé elle sentit un métal froid au contact de sa peau et tous les fils se remplirent de sang sans qu'elle ne sente rien. Intriguée elle essaya de regarder l'endroit où le prélèvement s'effectuait mais la forme du canon l'empêchait de voir quoique ce soit. Quand elle essaya de le bouger un peu pour distinguer quelque chose elle put entendre :

    « Merci de ne pas toucher la surface de l'appareil durant le prélèvement. »

    Elle enleva directement sa main et dû donc se résoudre à simplement observer. Son sang s'écoulait lentement dans l'appareil, mais bientôt, chose étrange, il changea de couleur ; vira au bleu puis au vert et enfin au orange. Le liquide finit par atteindre la pierre du centre, il y eut un bip et celle-ci s'éclaira. Il s'agissait en fait du support d'un écran qui se projeta devant elle affichant les résultats du prélèvement. L'appareil énonça ceux-ci en même temps :

    « Louana Lloyd, 17 ans, années solaires. Terrienne, planète d'origine référencée sous : TR-SL-XP-01. Niveau de menace : 1. »

    L'Hokage relu une fois les données affichées sur l'écran avant de conclure.

    « Bon, ça me va. Tu n'as pas l'air d'être un ennemi, tu peux rejoindre les autres, merci. »

    La tête de Louana débordait de question et elle avait l'impression qu'elle allait toutes les crachées d'un seul coup, mais elle se retint. Quelque chose dans le regard de Tsunade l'en dissuada, elle n'y répondrait pas.

    ....

    Il y eut tout d'abord, pendant quelques secondes, le silence. Il ne dura pas longtemps, mais assez pour qu'elle se rende compte que quelque chose n'allait pas. Ce fut soudain, elle ne comprit pas se qui se passait.

    Deux corps se jetèrent sur elle en criant son nom, mais elle ne l'entendit pas : le bruit de l'explosion couvrit tous les autres. Elle tomba en arrière et un millième de seconde le souffle hardant de l'explosion passa au dessus d'elle alors qu'elle perdait connaissance.

    Lorsqu'elle rouvrit les yeux, elle sentit sa tête la lancer, elle voulut bouger un bras mais quelque chose l'en empêchait. Tout doucement, les bruits revinrent, la panique, la peur, le désespoir, la tristesse, elle commençait à entendre tout ça autour d'elle. Tout doucement elle se releva en s'aidant de ses coudes et ce qui pesait sur elle glissa légèrement vers le bas. Ce qu'elle vit l'effraya. Partout des gens s'affairaient, certains couraient d'autres étaient assis à regarder dans le vide, grièvement blesser, elle vit passer un homme le visage à moitié brûlé, elle entendit une mère pleurer sur son enfant. Toutes ses personnes évoluaient dans un paysage de désolation, la plupart des bâtiments autours d'eux avaient volé en éclats, quelque uns étaient encore en feu. Elle vit du coin de l'oeil les lumières bleus des secours.

    Puis elle pencha la tête pour voir ce qui la gênait.

    Deux personnes étaient affalés sur elle. Ses deux amis. L'un d'eux avaient les mains complètement brûlées, l'une de ses jambes formaient un angle étrange. L'autre avait un grand morceau de métal planté dans son dos. Elle se dégagea avec horreur, et posa ses mains sur le visage du dernier à la recherche d'un signe de vie. Ses cheveux noirs pendaient devant ses yeux qui fixaient le vide sans réagir, elle le secoua légèrement, l'implorant de se réveiller, de bouger, de lui dire qu'il était toujours là, qu'il allait raconter une mauvaise blague. Mais il ne le fera pas, il était mort. Elle regarda son autre ami, cherchant du secours auprès de lui, mais il ne bougeait pas non plus. Se répétant que c'était impossible, elle se dirigea en rampant vers lui  posant sa tête sur ses genoux. Elle remarqua alors ce qu'elle n'avait pas vu à cause de la couleur rouge de ses cheveux ; ils étaient pleins de sang. Elle cria leurs noms à s'en arracher les cordes vocales, ils ne pouvaient pas être morts comme ça, alors qu'elle était encore en vie parce qu'ils l'avaient protéger. Ils ne pouvaient pas la laisser toute seule avec ses souvenirs et tous leurs rêves...

    Louana se réveilla en sueur dans son lit, elle avait chaud et lorsqu'elle regarda les couvertures au niveau de ses jambes il lui sembla revoir les corps de ses deux amis endormis sur ses jambes. Les larmes lui montèrent aux yeux sans pouvoir sortir.

    I was broken
    I was chokin
    I was lost
    This song saved my life

    Dans un mélange de dépit et de rage elle arracha ses écouteurs. Elle ne voulait pas se souvenir de ça, pas maintenant alors qu'elle pouvait encore les sauver. A près tout, c'est pour ça qu'ils étaient là...

    _____

    Nombre de mots : 2513
    Prochain chapitre : Lol je crois que cette ligne sert à rien :')
    Mot de l'auteur : Pour les canons d'avant-bras, google image est votre ami 8) Vous avez vu comment j'installe du mystère et tout ? :meurt: Sinon les paroles de chanson à la fin c'est "This song saved my life" de Simple Plan
    Titre : "Save you" de Simple Plan
    Des questions ?


    2 commentaires
  •  

    « Louana ! Arina ! »

    La voix criante fit sursauter la blonde plongée dans sa lecture. Sa colocataire répondit en criant elle aussi qu'elles arrivaient. Louana referma le livre en claquant la vieille couverture toute abîmée et s'étira.  Elle avait passé des heures entières à lire cet ouvrage et était maintenant toute engourdie. L'un des doyens de la ville lui avait remis en l'informant qu'elle devait absolument le lire pour être au courant des évènements qui avaient eut lieu ici il y a plus de cents ans. Elle n'avait pas tout lu, trouvant qu'apprendre ce qui c'était passé il y a des millions d'année n'avait aucune utilité. Elle avait plutôt commencé à partir des dix chapitres, résumant les dix dernières années et c'était pour elle largement suffisant. Surtout que cela ne lui avait absolument pas dit pourquoi elle se retrouvait là, pourquoi tout le monde se retrouvait là. Elle espérait en apprendre un peu plus lors de la réunion qui allait avoir lui. Elle prit sa  veste couleur pétrole sur le dos de sa chaise, un joli meuble d'une matière translucide mais tellement confortable qu'elle aurait pus dormir dedans pendant des siècles sans avoir une seule courbature, et l'enfila. Elle descendit ce qui servait d'escaliers et rejoignit les filles qui l'attendaient devant la maison.  

    ....

    La réunion fut longue et ennuyante.  Au début Louana n'appris rien qu'elle ne savait déjà.  Elle venait de se taper la lecture d'un livre vieux de mille ans pendant presqu'une après-midi entière pour qu'on lui résume en une demi-heure, quelques minutes plus tard. Elle soupira bruyamment, attirant les regards foudroyants de toutes les personnes autours d'elle. Enfin, le discours fut finit, les murmures commencèrent à s'élever dans la foule et la blonde leva vivement la main, avec le même ressort qu'en cours d'Histoire Magique, c'est-à-dire extrêmement rapidement.  Toutes les personnes autours d'elle furent surprise, certaines croyant même à une attaque avaient adopté une position défensive. 

    « J'aurais juste une question ! »

    Tsunade, une femme blonde dotée de deux couettes basses et d'une étonnante poitrine, qui avait conduit la réunion jusque là, lui donna la parole.

    « Qu'est-ce qu'on fait tous ici ? Enfin je veux dire sur ce monde...»

    Le silence se fit soudainement et Louana sentit le poids d'innombrables regards pesés sur ses épaules.  Quelqu'un dans la salle brisa le silence ;

    « Attends, tu veux dire que...»

    La fracas violent d'une porte contre un mur l'arrêta net. Quelqu'un venait d'entrer dans la salle, complètement essoufflé et  légèrement horrifié.

    « Une tornade ! Une tornade se dirige droit sur nous ! »

    Une rumeur peu rassurante monta de la foule, tout le monde s'agitait, se demandant qu'elle était la meilleure mesure à adopter face à ce genre de phénomène plus  ou moins naturel.  Louana avait déjà vu les dégâts que pouvaient causer une tornade, et ce serait franchement moche si elle atteignait la ville.  

    «Quelqu'un dans cette salle est-il capable de gérer une tornade ? »

    La voix de Tsunade mit fin à tous les chuchotements. La tension elle, n'avait pas disparue et au contraire semblait augmenter. Il régnait une sorte de suspense , comme si le monde était resté en suspens, les secondes s'allongeant en attendant que quelqu'un donne une réponse qui pourrait les sauver. Deux mains se levèrent et la salle soupira de soulagement. Elles appartenaient à trois filles. L'une d'elle était de petite taille, ses cheveux très longs formant une jolie cascade de boucles brunes et sa peau très blanches,  lui donnaient un air de poupée de porcelaine, mais ses yeux vairons, l'un rouge et l'autre jaune, cassaient un peu cette image. Louana la reconnu comme Akane Ogawa, l'héroïne de Twins. La deuxième fille venait de se même univers, elle e tenait d'ailleurs aux côtés d'Akane. Chiaki Ranswel  mesurait presque vingt centimètres de plus que sa voisine. Elle était aussi brune mais la descente de ses cheveux se limitait aux épaules. Ses yeux étaient verts et elle portait un sweet de la même couleur sur lequel on pouvait voir un logo jaune qui ressemblait à un dinosaure. L'autre fille était de taille moyenne, élancée  tout en gardant quelques rondeurs. Elle avait le teint plus mat, ses cheveux gris tombaient juste sous ses épaules, leur pointe était légèrement bleuté. Sur son visage, une cicatrice, elle traversait son œil gauche. Cela aurait pus lui causer des troubles de la vue si elle n'avait pas déjà été aveugle. Ses yeux avait conservé leur ancienne couleur violette mais avaient énormément blanchit et ils ne se fixaient jamais nul part. Il s'agissait d'Ayoka Silver, fille de Rayleigh, sœur de Katara et membre de l'ancien équipage de Barbe Blanche. Si Louana pouvait qualifier l'équipage "d'ancien" c'est seulement grâce au fait qu'Ayoka n'avait plus sa longue mèche de cheveux sur la gauche du visage, en effet, elle l'avait coupée à la mort du capitaine. La blonde pouvait donc se douter des raisons qui l'avait poussé, elle et quelques autres membres de cet équipage à venir jusqu'ici, et son cœur s'alourdit.

    « Je suis Ayoka Silver et le ciel est mon domaine, je pense être capable de contrôler cette tornade, elle avait parler d'une voix forte et assurée qui ne laissait pas de place au doute.

    - Je suis Akane Ogawa, et je peux contrôler les quatre éléments.

    -Je suis aussi un maître du vent.

    - Bien. Je vous fait donc confiance pour l'arrêter avant qu'elle ne cause trop de dégâts,  vous vous rendrez sur la plage. Quand aux autres, vous rassemblez tous ceux qui sont dehors et vous vous dirigez vers les montagnes pour vous mettre à l'abri. »

    L'ordre ne laissait pas de place ni au doute, ni à la désobéissance, pourtant quelqu'un eut le cran de demander ;

    «Mais... et vous ?

    - Je dois absolument récupérer quelque chose qui doit être sauvé.  Allez-y maintenant nous avons assez perdu de temps. »

    Et suivant son ordre, un flot de personne se dirigea vers la sortie. Ils ne pourraient pas tous passer la porte en même temps, cela semblait impossible. Pourtant, personne ne semblait ralentir ou faire mine de laisser passer son voisin. Au moment de la collision, la porte s'agrandit simplement, juste assez pour laisser passer tout le monde. Bien qu'habituée à voir des choses étonnante, Louana fut surprise de ce fait, elle n'avait pas spécialement détecter d'enchantement sur la porte, alors bougeait-elle par sa propre volonté ou, existait-il ici un type de magie différent du sien ?  

    ....

    Ils avaient maintenant presque tous atteint un champ situé sur le versant d'une montagne. Il s'étendait en pente douce et offrait une bonne vue sur les évènements qui se déroulaient sur la mer. Le ciel était devenu noir et menaçant et tous les nuages semblaient vouloir se rassembler en un point.
    Les trois filles venaient de s'élancer depuis la plage. D'où ils étaient, elles ressemblaient à trois fourmis face à un géant.
    Dans le groupe, la tension était palpable et il régnait un sentiment désagréable qui mettait Louana mal à l'aise. Elle avait l'impression que toute l'envie de se battre avait quitter les lieux. Mais il y avait un peu plus, une impression de malaise comme si la Faucheuse se tenait au dessus d'eux, prête à tous les happer.

    Du coin de l'oeil, la blonde remarqua une petite boule bleue et se dirigea vers elle. La jeune fille était accroupie de telle manière que ses longs cheveux bleus formaient  une carapace. Louana s'assit à côté et tout en reportant son regard sur la tornade, lui parla :

    « Pourquoi n'y vas-tu pas ? elle marqua une pause, tu devrais être capable de les aider non ?

    - C-Comment  tu les sais ? s'étonna la fille;

    - Hm... Disons que j'ai une facilité pour deviner ce dont les gens sont capables. »

    Tout en disant cela, elle lui avait sourit. Elle se tut quelques minutes, attendant que Wendy réponde à sa première question.  Au loin, la mer se déchaînait, comme si elle menait un guerre contre le ciel. Malgré la fureur des éléments, où ils était ils ne ressentaient pas le moindre brun de vent. Derrière eux, le ciel était d'un bleu limpide entre les sommets des montagnes, si bien qu'en regardant juste là-bas il aurait été difficile de croire qu'un tornade se déchainait dans notre dos.

    «Natsu m'a empêcher d'y aller, il a peur que je... que..., sous le poids de l'émotion sa voix s'étrangla dans sa gorge, Louana passa son bras autours de ses épaules et l'attira à elle. Il n'a pas pu sauver Erza, personne n'aurait pus, mais il se le reproche et... il ne veut pas qu'on disparaisse aussi... »

    La blonde médita quelques instants les paroles de la plus jeune, cherchant ce qu'elle devait lui répondre.

    « Tu sais, je pense que, à chaque fois qu'on se lance dans un bataille, on ne pourra jamais en connaître l'issue avant la fin, et pourtant on se bat quand même, parce qu'on y croit et parce que tout ce qui se trouve derrière nous est bien plus important que le résultat final de notre propre combat. Même si on meurt en se battant, c'est un risque réel, on est près à le prendre parce qu'on croit en tout ce que nous avons et nous savons que nous pouvons nous appuyer sur ça. Je pense que personne ne devrait choisir à notre place les batailles que nous désirons mener. Si tu veux te battre pour sauver Erza, fait-le, parce que tu es là pour ça et parce que tu y crois. »

    S'ensuivit un long silence. Wendy ne savait pas quoi dire, elle venait de parler à une inconnue qui lui avait tant bien que mal remonter le moral, pourtant elle ne se sentait pas méfiante vis-à-vis d'elle, c'était même plutôt le contraire, elle se s'entait rassurer que la plus âgée soit à ses côtés.  Ce moment ne s'éternisa pourtant pas car une personne venait dans leur direction.

    « Louana, j'aurais besoin de te parler. »

    La voix était directe et lorsqu'elle se retourna, Louana découvrit l'expression de Tsunade, entre un mélange d'autorité et de doute. Elle se leva et la suivit un peu à l'écart du groupe.

    ....

    La première slave arriva sur elles à toutes vitesses, Akane eut à peine le temps de l'esquiver. Les trois filles furent surprises de découvrir que la tempête dégageait une certaine aura de surnaturel, ou du moins elle ne ressemblait en rien à ce qu'elles connaissaient. Elle avait une forme d'entonnoir du au mouvement des courants chauds et froids, mais, maintenant qu'elles étaient assez proche pour le voir, elle était comme recouverte d'une fine protection aérienne. Dans tous les cas, le plus étrange restait le fait que la tornade se défendait. Lorsqu'elles essayaient d'approcher assez près pour pouvoir prendre le contrôle des vents, une slave de gouttes d'eau plus que tranchantes était envoyé dans leur direction.

    Ayoka cria aux deux autres filles qu'elle prenait de l'altitude pour voir ce qu'il en était en haut. Elle fléchit la jambe droite et d'une petite impulsion se propulsa vers le haut. Quelques instant plus tard elle était à hauteur d'une première couche de nuage, elle la traversa puis, plus rien. Au dessus du nuage c'était la calme plat. Elle redescendit et s'arrêta au niveau des nuages. Elle reçut une salves de gouttes en plein abdomen, fut déstabilisée quelques  secondes mais les gouttes l'avait simplement traversée sans causer aucun dégâts. Alors, l'intensité des attaques augmenta, mais sans succès, toutes traversaient la jeune fille comme si elle avait été un fantôme. Elle ressentit alors sur sa peau, quelque chose comme si un laser était pointé sur elle, c'était une sensation de chaleur mais en même temps de dangers et cela venait de l'intérieur de la tornade. Elle se pencha légèrement en avant et, rapide comme l'éclair se jeta dans la bête. Traverser le mur de vent lui fut difficile car, même si son corps étant constitué d'air tout la traversait sans la toucher, la violence des courants rendait la tâche difficile et lorsqu'elle parvint au centre, elle avait déjà fait presque cinq tours. L'intérieur de la tornade ressemblait à un énorme désordre, les vents volaient sans directions précises, se mêlaient et se démêlaient, jamais encore elle n'avait ressentit ça. Pourtant elle ne s'attarda pas sur ce fait étrange car quelque chose d'autre retenait son attention. Elle ressentait une énorme masse de pouvoir au dessus d'elle, quelque chose de dangereux qui semblait sur le point de s'effondrer. En effet, au dessus d'elle brillait une énorme pierre verte. Elle semblait à la fois structurée et ordonnée, son cœur avait une forme irrégulière, pourtant les pics qui en partaient étaient tous élever selon un schéma bien précis. Il ne fallut pas plus de temps à la grise pour déterminer qu'il s'agissait de la source de la tempête. Elle ressembla ses deux mains et lia ses doigts. Suivant le principe de formation d'un cyclone elle modela l'air autour de ses mains. Elle y rassembla le plus de force possible jusqu'à créer de l'énergie assez puissante pour briser la pierre. Alors, elle pris son élan vers le haut et projeta ses deux mains sur la surface de la pierre, en évitant une épine de justesse. Après un craquement horrible et une secousse, le minéral éclata en mille morceaux. Tous furent projetés vers la mer et l'un d'eux traversa le ventre d'Ayoka qui hurla de douleur. Le morceau de cristal l'avait touché et du sang commençait à s'échapper de la blessure. De sa main gauche elle appuya sur la plaie et se laissa redescendre. Elle fut éjectée du cœur de la tornade qui après avoir tremblé quelques secondes avait repris sa course, moins rapide mais toujours destructrice. Elle arriva bientôt au niveau des deux autres filles. Sa main était rouge de sang et un goût métallique avait emplit sa bouche. Lorsqu'elle voulu parler, elle cru qu'elle allait vomir.

    «Il y avait... une sorte de... générateur... qui contrôlait une partie... de la tornade... je pense qu'il y en... a, elle déglutit, plus elle parlait plus elle devenait blanche, un autre... en bas... il faut... le détruire. »

    Akane et Chiaki la regardèrent toute d'abord avec  inquiétude puis devant son regard, elles filèrent vers la mer. Ayoka essaya de s'éloigner un peu mais elle perdait beaucoup de sang, ses sens se brouillaient et le rivage lui paraissait à mille lieux. Son champ d'écoute commença à rétrécir et elle se sentait plus aveugle qu'elle ne l'était déjà, privée de sa précieuse ouïe. Elle entendit malgré tout la deuxième explosion mais elle paraissait provenir d'un rêve, elle sombra. Son corps percuta l'eau froide et elle s'enfonça dans la fraîcheur. L'eau de mer, si il y avait un point commun entre son monde et celui-ci, il fallait que ce soit son point faible. Elle sentit toutes ses forces la quitter et sombra dans les abîmes.

    ....

    Chiaki et Akana avaient filer à toute allure vers la mer. Arrivées au bord de l'eau elle remarquèrent l'éclat vert caractéristique de la présence de la pierre. Elle essayèrent bien d'approcher la tornade mais en vain. Elles avaient déjà toutes les deux de multiples coupures et les choses n'allaient pas en s'arrangeant, elles perdaient de l'énergie inutilement à esquiver toutes les attaques et Akane commençait à fatiguer.  La plus petite esquiva encore une fois en frôlant les vagues. Elle eut alors une idée ; si elle ne pouvait pas atteindre le générateur par ici, peut-être pourrait-elle le faire par en dessous. Elle jeta un coup d'œil à Chiaki qui acquiesça imperceptiblement signe qu'elle avait plus ou moins compris son idée. Elle n'hésita pas une seconde de plus et plongea. Contrairement à la surface, sous l'eau tout était calme et Akane avait l'impression de nager dans du sirop à la menthe tellement l'éclat vert était fort. Elle se positionna plus ou moins en dessous de la pierre et rassemblant les forces de la mer elle frappa. Comme avec Ayoka, la pierre vola en mille éclats et l'un d'eux atteignit Akane à la jambe droite. Surprise, elle ouvrit la bouche et par mégarde avala de l'eau. Déconcentrée, elle essaya de remonter à la surface tandis que l'eau devenait rouge derrière elle. Lorsqu'elle l'atteignit enfin, tout était calme comme si aucun événement climatique étrange ne s'était produit. Chiaki lui tandis la mains pour l'aider à sortir de l'eau et Akane remarqua que du son bras était couvert de sang, elle venait de se faire toucher à l'épaule, sans doute par l'un des éclats. Épuisées, elles regagnèrent la plage et s'allongèrent sur le sable tandis qu'une personne qui avait tout observé depuis la plage s'approchait d'elles.

     

    _____

    Nombre de mots : 2766
    Prochain chapitre : /pan/
    Mot de l'auteur : Bon j'avoue ce ne sont pas des grands combats ahah... Mais ça arrivera, un jour... un jour... Bon je sais j'ai mis mille ans à écrire mon chapitre mais hier soir à 00:00 j'étais inspirée et j'ai écris pendant une heure et demi xD Enfin bref, j'aime bien Louana qui philosophe sur la vie /pan/
    Titre : Phrase de la chanson "The Kids aren't alright" de Fall Out Boy (♥♥) même si la chanson à rien à voir avec le chapitre :hap:
    Des questions ?


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    L'année de mes 17 ans, j'ai appris que le monde dans lequel j'avais vécue 17 années n'existait pas. Cette même année, j'ai passé l'été sur un autre Monde. Cet autre Monde était détraqué par la simple existence du mien.  Pourtant, l'origine de ce déséquilibre date d'il y a un siècle.

    Le mensonge durera-t-il une éternité ?

    ....

    « Histoire de Notre Monde »

                    Même si les avis divergent sur les détails de la Catastrophe, nous sommes tous d'accord sur l'origine, les faits et les conséquences. Ainsi j'ai le sentiment qu'en tant que Sentinelle de l'Histoire, je me dois de coucher quelques mots sur la Catastrophe avant que la Dégénérescence ne me rattrape.  Nous avons tous des défauts, même les Grandes Sentinelles. Ce siècle a connu une Sentinelle avec l'un des plus grand défaut. Le désir du Pouvoir. Les Populaires racontent qu'elle s'est rendue dans la forêt Blanche pour trouver la Magie. De retour au Palais, devant de nombreux témoins, elle a tué sa Génitrice puis elle a disparue.

    Ce qu'il s'est passé ensuite, ce qui a provoqué la Dégénérescence, pour le comprendre il faut comprendre notre société.  Personne n'a la Magie, c'est un tabou, une malédiction. Lorsque Artès à tuée sa Génitrice l'un des Sièges s'est retrouvé vide. Artès ayant commis un crime elle ne pouvait plus accéder à son Sièges qui se transmet de génération en génération. Alors, elle a fuit en attendant que la Dégénérescence n'opère. Mais ce qu'elle n'avait pas prévue c'est que les Grandes Sentinelles avaient un moyens de la traquer et de la punir.
    Les Ombres.
    Tout le monde pensait que ce n'était qu'une légende, mais lorsqu'elle se sont abattues sur le Monde, nous avons tous cru à notre fin. Mais, nous savions qu'elles traquaient qu'une seule personne, que c'était  pour la justice, qu'elles ne s'arrêteraient qu'une fois leur mission terminées. Après une longue chasse à l'homme elles retrouvèrent Artès mais c'était trop tard, la Dégénérescence avait déjà commencé et le premier portail s'ouvrit devant Artès. Elle n'hésita pas un seul instant et traversa le portail. Personne ne sut jamais où elle s'était rendue.

    A partir de là, le Monde alla de pire en pire. Artès avait emporté sont titre avec elle et l'un des sièges restait toujours vide. Les Sentinelles ne contrôlaient plus la réalité des autres mondes. Pour les protéger le plus longtemps possible elles durent commencé à effacer le Monde. Bientôt ce sera mon tour.

    Après ; elles s'endormiront.

    Mais le Monde finira par se réveiller et nous ne pourrons plus rien contrôler.

    Siamg Sentinelle de l'Histoire.

    ....

    Un autre monde ; environs cent ans plus tard ;

                     C'est un jour noir et pluvieux. Tout le village est rassemblé sur la place. Personne ne dit un mot.
    Tout le monde l'aimait. Les larmes coulent, mais la pluie les noie sur les joues des citoyens. Il était respecté.
    Il ne méritais pas sa mort.
    Le silence est brisé par le vacarme encore loin mais tellement proche. Le jeune homme blond parvient à forcer le passager jusqu'à l'orée de la foule. Les fleurs rouges sont posées en bouquets sur la pierre en sa mémoire. Les voire le met encore plus en colère. Il bout. Que ne comprennent-ils pas ? Furieux il s'avance, s'empare d'un bouquet et le fixe quelque secondes. Puis il le jette au loin. La foule s'exclame et recule.
    Ils sont choqués.

    « Qu'est-ce que vous foutez bordel ? »

    Il cri, il ne peut pas s'empêcher de crier. Il ne peut pas non plus s'empêcher de pleurer. Maudite rage, essai-t-il de se convaincre. Une jeune fille s'avance tendant sa main tremblante vers lui, comme si elle essayait de le faire revenir. Mais ce n'est pas lui qu'il faut aller chercher.

    « Naruto, s'il te plait...»

    Elle murmure, il sert les dents. Elle pleure, il réplique.

    « Non Sakura, tu ne comprends pas, il se met à trembler. Vous ne comprenez pas ! Tous ! Ce n'était pas normal ! il explose. Il s'est passé quelque chose et... Kakashi n'aurait pas dû mourir ! Vous ne comprenez pas..., il murmure »

    Maintenant ce n'est plus la pluie qui noie les larmes, mais les larmes qui noient la pluie.

    Il s'appelle Naruto Uzumaki et il vient de perdre son professeur.

    Dégénérescence.

    ....

    La jeune blonde passa une fois de plus la main sur son visage. Elle soupira et se redressa sur son lit. Une énième fois elle se massa les tempes puis porta son regard au verre vide sur sa table de nuit. Depuis maintenant deux semaines, elle enchaînait comprimés sur comprimés mais rien n'y faisait. Son mal de tête était constant. Depuis deux jours il avait même empiré. Le bruit qu'elle entendait jusqu'alors continuellement c'était mué en une voix, un murmure qu'elle ne comprenait pas. Et c'était frustrant.
    Complètement abrutie, elle laissa ses yeux faire le tour de sa chambre jusqu'à ce qu'ils se posent sur son sac de cours posé dans un coin. Il était vieux, turquoise, un peu troué et remplis de pins et de badges, ce n'était pas un objet qui avait une quelconque valeur mais elle le fixa pendant de longues minutes.
    Le lycée lui manquait, ses amis lui manquait, le soleil lui manquait, le monde lui manquait. Et il ne restait qu'une petite semaine de cours avant les vacances d'été. Elle se dit qu'elle pourrait tenir encore une semaine, que pendant une petite semaine elle allait ignorer son mal de tête et le murmures, et profiter de la vie. D'un bon elle se leva, un peu trop brusquement car elle dû se retaper au mur. Après quelques secondes de flottement elle se remit sur ses jambes et pris son sac qu'elle lança sur son épaule. Elle ouvrit grandement la porte de sa chambre pour laisser entrer la lumière. Le soleil illumina ses yeux et la rendit aveugle quelques secondes.

    Lorsqu'elle recouvra la vue, elle ne se trouvait plus au même endroit. Elle papillonna quelques secondes fixant l'herbe verte sous ses pieds. 
    Que faisait-elle ici déjà ?
    Elle tourna la tête de tous les côtés jusqu'a repérer un petit village en contrebas, entre la mer et la forêt. Puis la discussion avec sa mère lui revint en mémoire.
     Ah ! La colonie de vacances, c'est vrai.
    Durant l'été sa mère travaillait et ne pouvais s'occuper d'elle, Louana avait eut beau lui dire qu'elle pouvait bien se prendre en charge toute seule, rien n'y avait fait, sa mère avait préféré l'envoyer dans une colonie au fin fond de nul part pour se rassurer.

    Comme à son habitude elle soupira et balança son sac sur son épaule, puis traînant sa valise elle se mit un direction du village.  Elle suivait le chemin depuis un bout de temps lorsqu'un bourdonnement s'installa dans ses oreilles. Inquiète, elle regarda le ciel sans rien voir dans un premier temps. Puis, alors que le bruit se faisait de plus en plus fort elle distingua un essaim qui fonça droit sur elle. Apeurée, pétrifiée, elle resta ébahie devant cette masse noir qui se rapprochait de plus en plus impressionnante. Elle avait l'impression de ressentir de la colère dans chacun des battements d'ailes des insectes et ça lui donnait la chaire de poule.  Enfin, ils ne furent plus qu'à quelques mètres d'elle, il s'immobilisèrent dans l'air et la blonde sentit des sueurs froides dans son dos. Bon dieu, où était-elle tombée ? Le bourdonnement se fit plus assourdissant, ils allaient chargés et elle, elle était pétrifiée de terreur. Le bourdonnement était tellement fort qu'elle n'entendit pas la voix derrière elle.  Deux énormes boules de feu passèrent de chaque côtés de son visage et ses jambes ne la soutinrent plus. Elle s'affala devant le brasier dans lequel des dizaines d'insectes s'enflammaient. Lorsque tous furent des cendres à terre, une main entra dans son champ de vision.  Elle la pris pour se relever,  épousseta son pantalon et voulu remercier son sauveur. 
    Ces mots restèrent bloqué dans sa gorge.
    Devant elle se tenait une fille d'environ son âge, les cheveux très long et brun, les yeux rouges, elle lui souriait.  Mais, cette fille, elle la connaissait. Pas directement non, mais au travers de livres qu'elle lisait depuis qu'elle était petite.  Comment était-ce possible ? Où était-elle ? Y avait-il d'autres personnes ? Qui ? Pourquoi ? Comment ? Et elle ? Trop de questions qui se bousculaient dans sa tête, sans savoir par où commencer.  Elle voulu ouvrir la bouche, prononcer un mot, avoir un bout de réponse, mais le murmure dans sa tête se transforma en cri. Ce cri devint un ordre, puissant, paralysant.

    « Tais toi ! »

    La voix avait envoyé comme un onde électrique dans son cerveau, la douleur descendit jusque dans ses épaules, déformant son visage en un rictus douloureux, étouffant un cri dans sa gorge.

    « Ca va ? »

    La voix de sa sauveuse lui paraissait si loin. Elle n'arrivait qu'à ce concentrer sur la douleur qui lui lacérait le crâne, rendant son environnement flou et incompréhensible. Puis, elle eut du mal a respirer, les larmes lui montaient aux yeux, elle se déconnectait de la réalité, elle avait l'impression de tomber, une chute  interminable si personne ne la rattrapait.

    La douleur cessa aussi vite qu'elle était apparue, l'ordre prit fin dans son cerveau, comme si il avait attendu d'être sûr qu'elle se tairait. Ses pensées s'éclaircirent mais elle ne réussit par pour autant à reprendre pieds. Elle se fixa sur sa respiration pour essayer de se calmer.
    5,6,7,8,9,10...
    Au fur et à mesure que les nombres défilaient, sa respiration redevint plus régulière. Elle finit par se calmer, pas toute à fait remise de ses émotions.

    « Je crois que.... ça va mieux merci.

    - Qu'est-ce qui t'es arrivé ? Tu t'es fait piqué ? »

    La jeune fille était inquiète. Elle avait vu la blonde se figer et ses yeux rétrécirent sous l'effet de la douleur et de l'angoisse et c'était, légèrement flippant.

    « Non, c'est... rien mais ça va maintenant. »  

      Louana lui sourit et elle haussa les épaules ne paraissant pas vouloir s'attarder. Après tout elle n'allait pas la forcer à lui expliquer se qui venait de sa passer.  Pour changer de sujet elle lui tendit la main et sourit .

    « Enchantée je suis Arina Uchiwa.

    - Louana Mine, répondit-elle en lui serrant la main »

    ....

    Le soir tombait lentement par la fenêtre, recouvrant la chambre d'une lumière orangée apaisante. Louana était -encore- allongée sur son lit, enfin son lit, façon de parler, d'après ce qu'elle avait compris toutes ses maisons étaient encore habitées une centaines d'années auparavant.  Ce qui était difficile à croire étant donnée que tout les édifice composant la petite ville dans laquelle elle se trouvait était tous en bon état comme si le temps n'avait jamais eut d'impact sur eux. La cité était magnifique, bloquée entre la mer, la forêt et la montagne, elle s'accordait parfaitement au décors. Elle était composée de nombreuses maisons, qui ne pouvait à l'évidence logée que deux personnes, une par chambre,  construites avec ce qu'il semblait être le mélange entre une pierre blanche et du métal. Les murs de chaque habitations reflétaient légèrement la lumière du soleil sur les autres et, les toits de verres contribuaient à colorer cette lumière comme si tout avait été baigné dans un léger arc-en-ciel.  En plus des maisons, il y avait deux ou trois impressionnantes tours mélange de verre, de métal et de végétal, mais Louana était bien incapable de dire à quoi elles servaient.
    Mais ce n'est pas la beauté de la ville qui avait marqué Louana, et bien qu'elle s'y attendait depuis sa rencontre avec Arina, c'était le fait qu'elle était actuellement habitée par des personnages qu'elles avaient déjà tous vu dans des livres. Elle méditait sur cette question et sur la certitude que l'ordre de se taire était sans doute lié à ce fait quand on frappa à la porte.  La personne entra alors que Louana se relevait. C'était Arina, elle partageait sa maison avec elle ;

    « Ca va mieux ? C'est l'heure d'aller manger, tu viens  ? »

    Louana hocha la tête, enfila ses chaussures et la suivit. Elle sortir dans l'air chaud du soir et le calme de la ville n'était brisé que par quelques insectes qui chantaient non loin de là. La blonde suivit sa camarade jusqu'à une petite place ronde. Au centre de celle-ci, était allumé un feu et entre chaque maisons des guirlandes lumineuses avaient été accrochées. De nombres coussins (ou du moins ce qui semblait être des coussins) étaient éparpillés un peu partout et les plats de nourriture qui dégageaient une bonne odeur semblaient circuler de mains en mains. Arina conduisit la jeune fille à un groupe de coussins disposés en cercles, elles s'y assirent alors que le reste du cercle semblait attendre ses occupants.  Louana regardait partout autours d'elle et elle aperçu Natsu de Fairy Tail un peu plus loin. Quelque chose la dérangeaient, alors que l'ambiance aurait dû être à la fête, celui-ci avait une tête digne d'un enterrement. Louana remarqua alors que la presque totalité des personnes présentes faisaient plus ou moins la même tête. Elle allait questionné  la brune mais celle-ci la devança.

    « - Alors ? demanda-t-elle

    - Alors quoi ?

    - Pourquoi tu es là toi ?

    - Comment ça ? Louana ne comprenait pas vraiment.

    - Et bien... nous sommes tous ici pour une raison particulière... enfin tu vois... »

    La blonde ne comprenait absolument pas et devant son air incrédule Arina sut qu'elle devait en dire plus.

    « Et bien par exemple, mes amis et moi, on est là pour sauver des gens qui sont morts... bizarrement.

    - Je... ne comprends pas.

    - Hm... par exemple Kakashi, le senseï de mon frère est mort alors qu'il n'aurait pas dû...

    - Quoi ?! »

    Louana avait presque crié, pour connaître leurs histoires presque par coeur elle savait que Kakashi ne mourrait pas. Et alors, elle les remarqua, toutes ses personnes qui manquaient à l'appel, toutes celles qui normalement auraient été là ; Erza, Rukia, Robin...

    « Et toi, tu es là pour qui ? Que c'est-il passé pour que tu viennes ?

    - Oh euh... elle ne savait même pas pourquoi elle était là, que pouvait-elle dire ? Je suis là pour ma mère. »

    La phrase s'était imposé dans son esprit, sans qu'elle ne sache pourquoi.

    « Pour ta mère ?

    - Oui... »

    Elle prit l'air de celle qui ne voulait pas expliqué, pour qui c'était trop dur, peut-être que comme ça Arina ne lui demanderait pas d'inventer un mensonge débile. Mais, elle fut sauvée par l'arriver des autres membres du groupe.

    _____

    Nombre de mots : 2 437
    Prochain chapitre : aux vacances de noël :hap:
    Mot de l'auteur : Ahah j'ai terminé ce chapitre, et comme d'hab' il se passe pas tout à fait ce que j'avais prévu au départ /pan/ mais vous inquiétez pas on sort pas des grandes lignes de l'histoire :')
    Des questions ? 


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